Club Hip Hop

Présentation du club

Ce club est ouvert à tous, débutants et initiés. Il est animé par Anthony GEORGE le mardi de 12h à 13h en salle Terrisse.

Le but de ces ateliers est de donner l’opportunité aux jeunes du lycée de découvrir la danse hip hop et toutes les disciplines qui la concerne comme le POP, LOCK, HOUSE DANCE, BREAK DANCE, NEWSTYLE…

Comme vous l’imaginez, on ne peut pas tout voir en une année. On travaille juste les bases de ces disciplines afin que les jeunes puissent avoir une petite initiation et voir le travail qu’il faut pour acquérir les attitudes de chaque discipline et peut être leur donner envie d’aller plus loin dans leur travail.

La danse hip hop permet aussi de se dépasser, de découvrir le travail en équipe, ou le travail individuel …

Dans le langage courant, lorsqu'on parle de hip-hop, on fait souvent référence à la danse, mais cette considération n'est que partiellement vraie. Au-delà d'une danse, le hip-hop est un courant culturel qui prend ses origines à la fin des années 1970 aux États-Unis et en particulier dans les rues de New York.

Les ateliers hip hop ont été mis en place au lycée Daudet il y a une dizaine d’années. C’est le 2ème lycée qui propose des ateliers en danse hip hop à Nîmes.

 

Origines

Ce courant est issu d'un mouvement non violent du Bronx lancé par AkaKahyanAasim (alias AfrikaBambaataa) et qui, malgré ses airs de Mister T, prônait le respect et la fraternité. Les acteurs de la culture hip-hop tiennent des rôles bien précis dans leurs vêtements amples et sous leurs caquettes ou bonnets. Pour simplifier, on identifiera le DJ (Disc Jockey qui mixe les disques et fait du scratch avec ses disques vinyles), le MC (Master of Ceremony qui, au micro, anime la foule, chante et fait du rap), le B-boy (break-boy qui danse le break, mais peut aussi pratiquer d'autres techniques de danse) et enfin le graffer (qui fait des graffitis à la bombe de peinture ou au crayon marqueur).

Approfondissons donc ce qui concerne la danse hip-hop :

La danse de la culture hip-hop est associée à la musique hip-hop. Cette musique est formée de mixes, de scratch, de samples (qui sont apparus grâce à la technologie), en plus des performances vocales comme le rap ou la beatbox (imitation de percussions par la voix). Du fait de sa constitution, la musique du hip-hop a induit différentes manières de bouger que l'on nomme le break, le locking et le popping qui peuvent comporter des saccades. Issu des communautés afro-américaines et portoricaines de New York, le hip-hop s'est développé dans les rues et on a pu assister rapidement à la formation de groupes de danseurs (crews) qui rivalisaient d'agilité dans des confrontations (battles). Ces compétitions informelles consistaient, au centre d'un cercle formé par les spectateurs et les danseurs, en une alternance d'improvisations (freestyle) entre les différentes équipes afin de déterminer qui était le meilleur et le plus spectaculaire.

 

Évolution

En hip-hop, on rencontre différents types de mouvements de danse. Il y a des mouvements que l'on fait debout et d'autres que l'on fait au sol (tours sur la tête, windmill où seul le torse reste en contact avec le sol alors que le reste du corps tourne, etc.). De nombreux mouvements sont inspirés d'autres disciplines comme le mime (l'idée du moonwalk de Michael Jackson est issu de jeunes danseurs de hip-hop), la capoeira, ou encore de l'observation d'animaux (le scorpion par exemple) ou de cultures (l'Égypte par exemple).

Après la conquête des USA, la danse hip-hop évolua ensuite dans différentes régions incluant la côte californienne et d'autres manières de danser émergèrent au contact de la culture funk dans les années 1980. On peut notamment citer le fait de bouger comme un robot et les mouvements de type electricboogaloo (une sorte de popping). C'est à cette époque que le hip-hop débarque en France. Certains d'entre vous se souviennent peut-être de "H.I.P. H.O.P." l'émission hebdomadaire de Sidney Duteil qui, en 1984 et sur TF1, débutait par un dynamique "Bonjour, les frères et les soeurs !". On y trouvait des cours de danse, des battles (appelées défis dans l'émission), des concerts en direct, etc. Cette émission a permis la popularisation du hip-hop (aujourd'hui appelé "oldschool") et amené beaucoup de jeunes à s'entraîner chez eux, dans les rues ou à l'école au son de gros radio-cassettes (les ghetto blasters). C'est dans cette émission qu'on a lancé en France le terme de smurf, synonyme du hip-hop dansé debout. La légende veut que le terme "smurf" (nom des schtroumpfs en anglais) a été donné à la danse du fait des gants blancs portés par certains danseurs. Or, les schtroumpfs n'ont jamais porté de gants blancs ! Une autre légende dit que le mot smurf aurait été associé au popping à cause d'un clip associant la bande-son originale des schtroumpfs aux USA et l'image de danseurs en train de faire du popping en portant de grosses chaussettes par-dessus leur pantalon de jogging.

Dans les années 90, le krump et ses mouvements énergiques (et paraissant empreints de colère) fait son apparition dans la région de Los Angeles. Cette manière de danser est associée à Cesare "TightEyez" Willis et Jo'Artis "BigMijo" Ratti (leaders de la troupe des Krump Kings) ainsi qu'au chorégraphe Christopher "Lil'C" Toler (l'un des membres du jury de l'émission américaine "So You Think You Can Dance"). Depuis, plus récemment, un courant de hip-hop nommé new style se développe, mettant en avant les isolations (un peu comme en danse jazz). Il s'agit d'un style plus "commercial" et qui s'éloigne du monde de la rue puisqu'il est à présent enseigné dans les écoles de danse sous un angle technique. C'est ce style qu'on peut voir régulièrement dans les clips vidéo.

La danse hip-hop a donc de nos jours acquis ses lettres de noblesse en entrant dans les écoles de danse. En France, il existe actuellement de nombreuses écoles et associations de quartier pour apprendre le hip-hop dans les différents styles. De plus trois pôles ont pour objectif de promouvoir la danse hip-hop à Paris/Suresnes (Cités danse connexions), Bordeaux (associé à la Cie Rêvolution) et Lyon/Bron (associé à la Cie Käfig).